La Textile : An Architectural Continuum
2023 - 2024
Projet de maitrise par Julien Rozon
McGill University School of Architecture

Récipiendaire du Ping Kwan Lau Prize in Architecture
de McGill University School of Architecture

“Awarded by the School of Architecture to an outstanding graduating student who has demonstrated excellence in the research, site analysis and program preparation for the M.Arch final design project."


Advisor : Prof. Howard Davies, Prof. Julia Gersovitz, O.C.

Toutes les images d’archives présentées sur ce site sont la propriété de la Société d’histoire de Magog.

1er semestre : recherche et documentation.
L’absence de dessins architecturaux dans les archives nationales m’ont mené à créer un atlas visuel du bâtiment 05a (store house), situé sur le site de l’usine de textile de Magog. Cette compilation constitue la première phase de mon projet de maîtrise, mené sur une année au sein de l’École d’architecture de l’Université McGill.

Mon projet de recherche cherche à illustrer les qualités des bâtiments du complexe, notamment les traces du temps laissées par les 125 années d’existence et d’utilisation. La représentation du bâtiment s’appuie ainsi sur une part de subjectivité, nourrie par l’interprétation de mes photographies de terrain, par des relevés archéologique et par des images historiques fournies par la Société d’histoire de Magog.
2e semestre : projet
La deuxieme phase de mon projet de maitrise imagine une nouvelle utilisation du site. Je propose de reconvertir l’ancienne Dominion Textile de Magog en centre d’art contemporain. Ce projet s’inscrit dans la continuité de mon intérêt pour le patrimoine architectural, la conservation et la réhabilitation, nourri par l’étude des théories de Ruskin, Viollet-le-Duc, Riegl, Boito et Choay (entre autres).

Je cherche à comprendre la valeur esthétique, historique et culturelle des lieux anciens — leurs matériaux, leurs formes, leurs espaces et les significations qu’ils portent. La conservation doit avant tout préserver l’authenticité du bâtiment : à la fois l’œuvre d’origine et les marques du temps.

Remettant en question la doctrine ruskinienne, je considère que la restauration n’est pas toujours néfaste, sauf lorsqu’elle efface les traces de l’histoire. Mon projet explore ainsi la tension entre l’intervention architecturale et la préservation des ruines, entre passé et présent.

Le complexe industriel, aujourd’hui à l’état de ruine, possède une valeur intangible. La ville et l’usine partagent une mémoire commune. Je propose donc une approche qui reconnaît la beauté de cette patine du temps et la possibilité d’un renouveau — non pas “ruine ou reconstruction”, mais “ruine et reconstruction”.

Cette proposition respecte profondément l’authenticité du lieu et expose son tissu historique dans toute sa matérialité, son usure et sa poésie. Le résultat se veut à la fois ordonné et éclectique, ancré dans l’histoire et résolument contemporain.